Crevettes à la Marius



"À la Marius", ça veut dire flambées avec de l'alcool ;-)

Dans une poêle, faire revenir à l'huile d'olive 1 ou 2 gousses d'ail haché. 



Attention à ne pas faire brûler. Ajouter des tranches de citron non traité (enlever les pépins!), les laisser un peu revenir en les écrasant un peu pour exprimer leur jus. 



Ajouter un peu d'eau, saler et poivrer. Laisser cuire quelques minutes en ajoutant de l'eau au fur et à mesure pour avoir une sauce suffisante. 




Quand votre sauce est prête, ajoutez des crevettes et du persil



Si elles sont crues, elles sont prêtes quand elles sont roses. Si elles sont déjà cuites, ne les laissez pas trop longtemps, juste le temps de les réchauffer, sinon elles deviennent caoutchouteuses.  

Quand le tout est bien chaud, versez un 1/2 petit verre de Ricard ou de whisky et flambez (faites gaffe quand même hein). 



Avec du riz blanc c'est top, mais prévoyez suffisamment de sauce! 


Gâteau au chocolat de la maman de Brigitte



Il en va de certaines recettes comme d'une équipe de foot qui a gagné le Mundial: on ne change pas une équipe qui gagne (mon exemple est un peu naze, des fois faut changer les footeux quand ils vieillissent). Mon équipe qui gagne pour le gâteau au chocolat, c'est la recette de la maman de Brigitte, ma copine du collège. Ma toute première recette je crois, je devais être en 6e quand j'ai demandé à la maman de Brigitte de me montrer comment on faisait. 

Avec cette recette, on obtient un gâteau pas trop levé, moelleux dedans avec une fine croûte au-dessus. Avec un verre de lait, c'est une TUERIE INTERNATIONALE. 


Dans un saladier, casser une tablette de 200g de chocolat pâtissier (Menier, Nestlé... Valrhona même..., peu importe). 

Le recouvrir d'eau très chaude (pas bouillante) quelques minutes, vérifier que le chocolat est bien fondu avec la pointe d'un couteau, qui doit le traverser, et verser l'eau doucement dans l'évier. Probablement qu'on peut aussi le faire fondre d'une manière un peu plus académique (casserole, bain-marie, micro-ondes...), mais c'est comme ça que fait la maman de Brigitte et-pis-c'est-tout. 




Y incorporer tout de suite 100g de beurre mou en morceaux et brasser pour faire fondre le beurre. Si votre beurre n'est pas assez mou, il aura du mal à fondre. Pas grave, continuer à brasser, éventuellement finir de fondre au bain-marie. Le chocolat devient bien brillant. 

Ajouter 150g de sucre en poudre et brasser. Ajouter 4 jaunes d'oeufs et brasser encore. 

Ajouter 5 cuillères à soupe de farine bombées (comme sur la photo) et incorporer rapidement. 



Ne pas trop insister, il faut juste ne plus voir de traces blanches. 

Monter les 4 blancs d'oeufs en neige. En incorporer 1/4 en brassant normalement à la cuillère en bois histoire d'alléger un peu l'appareil...


... puis incorporer le reste délicatement avec une maryse. 

Verser dans un moule à manqué beurré et fariner et enfourner 35 min à 180°C, chaleur statique. 



Des petits marioles m'ont donné plein de conseils: utiliser du chocolat au caramel, rajouter des noix... Nan nan nan. Ceci n'est pas une recette de brownie, c'est la recette du gâteau au chocolat de la maman de Brigitte. 


Tarte tatin



J'en ai essayé des méthodes pour faire une tarte tatin: toutes les variétés de pommes ont été testées, avec ou sans caramel, avec ou sans cuisson préalable des pommes, avec différentes pâtes...

Bref, je n'ai pas inventé le fil à couper le beurre, mais je considère cette recette comme définitivement ma préférée!

Beurrer et fariner un moule à manqué. Faire un caramel avec 160g de sucre et un tout petit peu d'eau, y ajouter 100g de beurre salé en morceau et un petit verre de crème liquide. Continuer à mélanger sur feu doux jusqu'à obtention d'une sorte de sauce au caramel. 

Verser ce caramel au fond du moule.
Éplucher et couper en quartiers des pommes, de préférence des reinettes du Canada, les poser côté bombé vers le bas et combler les trous avec des petits morceaux. 



Ne pas hésiter à en mettre beaucoup car les pommes perdent beaucoup de volume à la cuisson. 




Cuire les pommes au four 15 à 20 min à 180 degrés, chaleur tournante. 



Sortir le moule et y poser un disque de pâte feuilletée du commerce, éviter quand même les marques nr 1, la "pur beurre" de Marie est franchement bonne, la "tout simplement" du même fabriquant est déjà moins bien. 

Cuire à nouveau 25 minutes à la même température. 

À la sortie du four, renverser sur un plat.




Servir tiède avec de la crème fraîche et un bol de cidre...





Kebda (foie) en sauce rouge


Pour changer du foie meunière. 

Préparer une dersa: dans un mortier, écraser 3 gousses d'ail, 1 cuil à café de paprika, 1 cuil à café de carvi ou de cumin, 1/2 cuil à café de poivre noir moulu et 1/2 cuil à café de sel



Diluer avec un peu d'eau. 



Dans une casserole, faire revenir la dersa dans de l'huile, à petit feu, rajouter un peu d'eau, au fur et à mesure. Il faut que l'ail cuise sans brûler et il faut obtenir un sauce relativement épaisse pour enrober le foie et en quantité suffisante pour servir de sauce aux pâtes ou au riz qui accompagneront le plat.

Pendant ce temps, faire revenir 2 ou 3 tranches de foie de veau à la poêle, à l'huile. Ne pas trop cuire, juste dorer. 



Sortir les tranches et les couper en petits morceaux. 



Mettre ces morceaux dans la sauce et cuire quelques minutes, pour finir la cuisson du foie et bien les enrober de sauce. 



Verser un trait de vinaigre, idéalement de Xérès, puis servir avec des coquillettes ou du riz blanc. 

Rillettes de poulet rôti



Les carcasses de poulet, ça se jette pas, ça se recycle. Ça vaut encore plus pour une carcasse de poulet de Bresse du boucher. 

Certains la grattent et donnent les restes au chat, d'autres la grattent et mangent les restes, moi j'en fais du bouillon quand c'est un poulet quelconque, des rillettes quand c'est un poulet qui vaut son pesant d'or (pour faire du bouillon maison qui change un peu du goût des bouillons en cube, pratiques mais qui finissent par donner toujours le même goût à vos plats: mettre dans une marmite la carcasse, une carotte épluchée, 1 oignon piqué d'un clou de girofle, 1 poireau, du céleri branche, 1 bouquet garni composé de persil, laurier et thym, beaucoup d'eau, c'est-à-dire 3 litres environ, et laisser sur feu doux après ébullition très longtemps, genre 3 ou 4 heures. Ce n'est donc pas en fin de vie d'une bouteille de gaz que l'on entreprend la confection d'un bouillon!)

J'ai trouvé l'idée dans SOS restes de Blandine Boyer. Un petit bouquin plein d'idées réalistes pour recycler les restes (quand je dis réalistes, ça veut dire que quand la recette nécessite des restes de rôti, c'est 2 ou 3 tranches, pas 700g, donc presque un rôti entier, ce que je ne considère pas comme des "restes").

Le plus dur, c'est de désosser la carcasse de poulet. Ça va, quoi. 



On met ces petits morceaux, avec la peau, dans le bol du robot avec une grosse cuillère à soupe de graisse de canard, une bonne pincée de sel, du poivre et pas mal de thym.



On mixe pas trop longtemps, juste assez pour obtenir une consistance "tartinable", il ne faut pas faire de la bouillie. 

On met en pot (ma carcasse était généreuse, ça m'a donné la contenance de deux ramequins).



On peut congeler un des deux ramequins. Ou les deux d'ailleurs. 

Servir à l'apéro.  Sur un plateau télé, ça le fait aussi! Ou dans un sandwich. Ou la nuit pour certains...

Confiture de bananes à la vanille




Une petite recette pour recycler des bananes trop mûres. Je vous assure, y'a plus de yaourts rien qu'à cause d'elle, le pot fait à peine la journée...

Il faut des bananes très très mûres, même marron foncé, pas grave, c'est même mieux. Le même poids de sucre à confiture ou de sucre tout court (la confiture tient mieux avec le sucre à confiture, qui contient de la pectine) que de bananes épluchées. Ou un peu moins car les bananes très mûres sont très sucrées. 

Mettre dans une casserole 2dl d'eau par kg de sucre (faire une règle de 3), ajouter le sucre et cuire en sirop 5 minutes. 

Ajouter les bananes écrasées et citronnées, les graines d'1 gousse de vanille (1/2 gousse si vous n'avez pas beaucoup de bananes) et cuire 1/4h en grattant le fond (ça attache). Mixer au mixeur plongeant. 

Si vous en avez suffisamment, vous pouvez la mettre en bocal: remplir un bocal très propre avec la confiture chaude, verser une cuillère à café de rhum brun, enflammer avec une allumette et fermer aussitôt le couvercle pour emprisonner l'air.

Demander à sa fille de dessiner une banane sur l'étiquette et préciser qu'il s'agit de confiture de bananes si ledit dessin ressemble à une courgette.


Dommage, le dessin sur la photo ressemblerait presque à une banane, celui de la courgette jaune "avec une gommette bleue pour l'étiquette" est déjà au lave-vaisselle :-)

Pain de campagne



On est dimanche, il pleut, dehors ça caille, personne n’a la motive pour aller à la boulangerie (et surtout vous n’avez pas besoin de pain tout de suite là maintenant, parce que bon, faut pas être pressé avec le pain, hein…)
En plus, vous avez la farine qu’il faut et surtout la levure de boulanger. Si vous n’en avez pas, la sortie dominicale peut toujours se faire chez Botanic, au moins vous y serez à l’abri et le Village de Noël est bien chauffé ! Idéalement, vous possédez aussi un robot pâtissier; évidemment on peut toujours pétrir à la main, mais bon…

Bref, faire du pain, je ne sais pas si c’est très économique (j’avoue que je n’ai pas fait le calcul, j’imagine que ça l’est), en terme de temps, c’est clair qu’un aller-retour à la boulangerie c’est plus rapide, mais qu’est-ce que c’est gratifiant ! 

Comme je ne suis pas plus boulangère que cuisinière, je tire presque toujours mes recettes de livres. Celui-ci vient de Pains et brioches inratables, de Alix Lefief-Delcourt et Estelle Lefief, Editions Quotidien Malin, dans lequel toutes les recettes de pain ont la même base. On peut toujours changer les farines, rajouter des petites graines etc. J’utilise aussi d’autres recettes pour d’autres pains, mais j’aime celle-là pour le pain de campagne. Vous obtiendrez une belle croûte et une mie dense. 

Pour un pain de campagne, il vous faudra : 

400g de farine blanche T55
50g de farine complète T110
50g de farine de seigle T130
½ cube de levure de boulanger fraîche ou 1 sachet/10g de levure sèche active (vous n’êtes pas à 1 ou 2 g près si votre sachet fait 8g).
1 ½ cuil. à café de sel
20g de sucre
1 cuil. à soupe de lait en poudre
20g de beurre fondu ou 1 cuil. à soupe d’huile d’olive
300 ml d’eau à température ambiante

Réhydratez la levure dans un tout petit peu d’eau tiède (tiède, pas chaude !) et une pincée de sucre si vous utilisez de la levure sèche active. 

Dans le bol du robot, mettez tous les ingrédients, en prenant soin de ne pas faire entrer en contact direct la levure et le sel. Le contact avec le sel tuerait la levure, mais la présence de sel dans la pâte l’empêchera de gonfler comme un ballon. 

Pétrissez ¼ h au robot (ou plus à la main…). Il faut que la pâte se détache des parois. 

Mettez la pâte dans un saladier fariné (ou laissez-la dans le bol du robot, mais il faudra faire attention à ne pas trop la déchirer en l’enlevant après la pousse), couvrir d’un torchon propre et laisser pousser 2h dans un endroit tiède ou dans le four d’abord allumé à 50°C puis éteint au moment d’y mettre le saladier. La pâte doit prendre du volume, mais si vous avez l’habitude de faire du pain avec uniquement de la farine blanche, sachez que les pâtes à pain aux farines complètes lèvent moins. 

Quand la pâte a bien gonflé, farinez votre main et mettez 1 ou 2 coups de poing dans la pâte, faites le tour de la pâte en relevant les bords délicatement pour la dégazer.
Façonnez la pâte et posez la pâte sur la plaque du four recouverte de papier cuisson ou dans un banneton si vous en avez un. Recouvrir du torchon et laisser reposer encore 1/2h. 

Placez un récipient rempli d’eau sur la sole du four (la vapeur dégagée pendant la cuisson permettra d'obtenir une belle croûte) et préchauffez le four à 210°C. 

Inciser la pâte avec un couteau bien aiguisé, une lame de rasoir ou un cutter. 

Enfournez pour 40 minutes sur la plaque du four recouverte de papier cuisson (celui sur lequel vous avez effectué la deuxième pousse si vous n’avez pas utilisé de banneton). Le pain est cuit quand ça sonne creux en le tapotant dessous. Laissez le pain refroidir sur une grille à pâtisserie.


Avec un houmous maison, « ça passe crème » comme dirait mon beau-fils.

Pour la recette du houmous maison (ben oui, vous aviez cru que le houmous, c’était que de la purée de pois chiche ou quoi ?), c’est par là :http://www.cestmafournee.com/2014/11/le-houmous.html

Tourte aux patates et à la mimolette



Un petit plat pour quand il fait bien froid et moche dehors. Genre comme ça, berk...

Et aussi un petit plat qui ne va pas vous ruiner ! Une recette tirée d'un magazine de cuisine, je ne sais plus le nom, et maintes fois modifiée (eux mettaient de l'emmental, j'utilise un autre fromage plus corsé pour la cuisine quand je peux).  
Bon, c'est super facile.
Faites chauffer de l'eau salée, comme pour des pâtes, et faites-y cuire 1/2kg de patates à chair farineuse (les bintjes sont parfaites) épluchées pendant 30 minutes. Puis les couper en tranches assez fines (attention, elles sont farineuses et donc fragiles).
Pendant ce temps, faire revenir 1 barquette de lardons (ou 2 barquettes si vous adorez les lardons) dans une poêle antiadhésive (pas besoin de rajouter de matière grasse). Si vous êtes en début de mois, achetez des lardons ou des grattons de canard chez votre boucher, c'est bien meilleur.
Tapisser un moule à tarte pas trop grand (le mien fait 25 cm, c'est parfait) avec une pâte à gâteau étalée pas trop finement; laisser dépasser les bords. Prenez une pâte brisée du commerce ou faites une pâte à gâteau en mélangeant 400g de farine, 1 cuil. à café de sel; ajoutez 150g de beurre en morceaux et sabler la farine et le beurre. Ajouter 2dl d’eau et rassembler la pâte sans la pétrir. Couper le pâton en deux et abaisser chaque pâton, utiliser la première abaisse pour le fond de la tourte, la deuxième servira pour le « couvercle ». J’utilise toujours cette recette de pâte à gâteau de Betty Bossi pour la pâtisserie salée, elle est parfaite.
Mélanger dans un saladier les lardons, 1 briquette de crème entièredu poivre2 jaunes d'oeuf et 200g de mimolette vieille râpée (oui, « mimolette vieille », et pas « vieille mimolette », parce que du coup ça donne pas envie). Attention quand vous coupez de la mimolette vieille, oubliez le couteau à beurre, vous pourriez y laisser un doigt, c’est pire que du vieux parmesan du parmesan vieux. Je n'en avais pas assez et ai complété avec un morceau de gruyère suisse. Et donc encore, si vous êtes en fin de mois et que vous grattez toutes les pièces jaunes dans les tiroirs, remplacez la mimolette par de l'emmental râpé Top Budget, ça sera bon quand même, juste pas spécial. SURTOUT NE PAS SALER, surtout si vous utilisez de la mimolette ! 



Ajouter les tranches de pommes de terre à cet appareil et mélanger doucement, idéalement à la main, il ne faut pas casser les pommes de terre mais juste les enrober.


Verser sur la pâte et aplatir un peu. 


Poser une deuxième pâte brisée ou votre deuxième abaisse de pâte à gâteau maison par-dessus. Souder les bords avec de l’eau, essayer de faire une jolie bordure, mais ne vous cassez pas trop la tête à faire un truc délirant, la tourte aux patates est un plat rustique et la déco peut bien être rustique aussi…

Dorer au jaune d’œuf. N'oubliez pas de faire une petite cheminée au milieu.


Cuire au four préchauffé à 200°C pendant 30 à 40 minutes, voire un petit peu plus. Il faut que la grosse bordure rustique ait le temps de cuire !



Servir avec une salade verte.

De la propriété intellectuelle en cuisine

Ça ne vous a certainement pas échappé, je ne suis pas cuisinière, encore moins pâtissière et photographe n'en parlons pas...

Mon vrai travail, c'est traductrice. Traductrice dans le secteur des marques et des dessins et modèles de l'OMPI, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Je ne suis donc pas une grande spécialiste de la propriété intellectuelle, mais j’en connais un petit rayon, et surtout je suis sensibilisée à ce sujet. Mes sacs et mes chaussures sont de véritables marques, même s’il s’agit de véritables sacs Promod et de vraies chaussures André, j’achète ma musique sur ITunes et je refuse de ramener de vacances des baskets dont le logo ressemble plus à un chacal qu’à un puma.

 

Je cuisine pour le plaisir et j'invente rarement des recettes. Je les déniche à droite et à gauche, dans la famille, dans des livres, dans des blogs etc. Je les partage telles quelles ou les revisite dans les limites de mon inspiration et de mes capacités, aussi ;-) Les recettes que je partage sur mon blog sont extrêmement rarement les miennes!

Nul besoin de travailler à l'OMPI pour comprendre un truc simple: emprunter la recette de quelqu'un et la partager, revisitée ou non, implique de CITER SA SOURCE, même écrit en tout petit dans le coin de la page. Ça s'appelle le respect de la propriété intellectuelle, même s'il n'existe pour l'instant aucun moyen de protéger une recette.

Prenons l'exemple de la pâte de pistache.

J'en ai fait ce week-end pour réaliser des crèmes brûlées à la pistache (au passage franchement, rien à voir avec tous les produits soi-disant à la pistache et qui m'auraient presque dégoûtée de la pistache, je pense en particulier à la glace à la pistache...). Evidemment, je n’ai pas inventé la recette, haha. Bref, en gros deux recettes traînent sur le net: celle de l'encyclopédie Valrhona (trouvée sur le site de Mercotte) et celle de Pierre Hermé, majoritaire. J’ai déjà celle de Pierre Hermé à la maison (j’ai tous les livres de Pierre Hermé en fait…), dans son livre Plaisirs sucrés. La voilà :


 

J'ai choisi de réaliser la version de Valérie sur son blog C'est ma fournée! Il s'agit de la recette de Pierre Hermé, comme d'habitude expliquée avec moult détails qui font qu'on ne peut pas la rater, merci Valérie, parce que 900g de pâte de pistache, comment vous dire… J’aurais pu faire la division moi-même, mais j’aime les explications de Valérie, elles sont rassurantes.

Valérie et les autres bloggeurs/bloggeuses proposent tous une version destinée à un usage par les particuliers : parfois 250g de pistaches, souvent 125 g, la quantité d’eau est exprimée en grammes… Les explications sont plus détaillées : « attention, les pistaches vont sabler, c’est normal » ; « attention, votre moteur risque de chauffer, c’est normal, faites une pause. »

Et tous citent Pierre Hermé.

Sur le blog de Valérie,http://www.cestmafournee.com, la recette s'appelle « Ma 100ème recette ! La pâte de pistache (Pierre Hermé)" ». 
Pas de problème. Au passage merci, les crèmes brûlées étaient parfaites.

Sur le blog http://www.cuisineetcitations-leblog.com, c'est « Ma pâte de pistache maison à la façon de Pierre Hermé... un délice ! »
Pas de problème non plus.

Sur le bloghttp://www.iletaitunefoislapatisserie.com, c'est « Pâte de pistache maison », annotée "La recette que j'utilise est celle de Pierre Hermé (le top du top!)". 
Parfait.

Sur le blog Les recettes dehttps://www.lesrecettesdevero.com, c'est « Pâte à pistache maison - Pierre Hermé ». 
Rien à dire.

http://www.sucrepoivre.fr:  « Pâte de pistaches maison ( pierre hermé ) ». 
RAS

http://letabliergourmet.blogspot.ch: « La pâte de pistache maison selon Pierre Hermé, 0% de difficulté pour 100% d'avantage. »

Super. 

http://quandceciledecouvrelacuisine.blogspot.ch: « Pâte de pistache maison, recette de Pierre Hermé ».

Bravo. 

http://www.nuagedefarine.com:  « Pâte de pistache. » Suivi plus loin de "On peut retrouver la recette de Pierre Hermé sur beaucoup de blogs". 

Jusque-là tout va bien.

 

Bref, j’en passe et la liste est longue.

 

Ah, j'oubliais le blog de Bernard,http://www.lacuisinedebernard.com/2010/01/pate-de-pistaches.html. Vous savez, Bernard ? Bernard qui a un blog qui cartonne et qui a sorti le livre Les desserts de Bernard. Je trouve moi-même que les recettes de Bernard sont toutes plus appétissantes les unes que les autres, bien expliquées, nickel.

 

Bref.

Chez Bernard, la recette de la pâte de pistache s'appelle « La Pâte de pistaches ». Ben oui, faut plusieurs pistaches pour faire de la pâte de pistache. Alors on met un « s » à « pistache ».


La pâte de pistaches est comme la pâte de noisettes et le praliné, une base culinaire en pâtisserie. Elle est un peu plus longue à réaliser que les autres, surtout le broyage qui dure presque 30 minutes. Mais le résulat [sic] est à la hauteur de la peine que l'on se donne. Avec cette pâte nous allons pouvoir réaliser la mousseline pistache, des macarons, des crèmes brûlées, des financiers etc...

[Pas de mention de source, on continue]

Recette:

 

250g de pistaches crues

125g de sucre

35g d'eau

60g de poudre d'amandes

1 cuillerée à soupe d'huile

quelques gouttes d'extrait d'amandes amères

[toujours rien... peut-être plus bas?]


Commencer par griller les pistaches sur une plaque à pâtisserie pendant 15 minutes à 150°C.

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Une fois les pistaches grillées, les placer dans un bol.

 

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Chauffer le sucre sur feu doux avec l'eau.

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Bien mélanger pour bien envelopper toutes les pistaches de sirop.

 

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Le sucre va cristalliser, c'est tout à fait normal!

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Une fois les pistaches refroidies, les mettre dans le bol du mixeur avec la cuillerée d'huile, 4 gouttes d'extrait d'amandes amères et la poudre d'amande.

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Mettre en marche. L'opération va être assez longue pour obtenir une consistance de pâte, mais ça marche toujours. Donc patience!! Il vaut mieux arrêter l'appareil de temps en temps pour éviter de le surchauffer! Voici les photos des différentes étapes par lesquelles passent les pistaches!

 

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Une fois que la pâte est prête, la mettre en boite hermétique puis au frais. La pâte se conserve assez longtemps. De toute façon on le voit bien à l'odeur et la couleur.

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Et voilà. Rien.

Je descends, je descends, je lis les commentaires... Peut-être encore plus bas... Pourtant il s'agit bien de la recette de Pierre Hermé... Non, pardon, il manque la cuillère à soupe d’huile : celle que l’on retrouve dans tous les autres blogs…Ah si, enfin, une annotation de propriété intellectuelle tout en bas de la page: 

Les textes, recettes et photos sont la propriété de Bernard et du site 'La Cuisine de Bernard'. Aucun droit de copie ou de réutilisation de tout ou partie de ce site sans autorisation!

Réitéré encore une fois plus bas, faudrait tout de même pas que quelqu’un lui pique ses recettes.

Même pas envie de commenter, tiens. Si, quand même : non seulement il s’agit d’un plagiat de la recette de Pierre Hermé, mais également d’un plagiat de l’adaptation au grand public de la recette de Pierre Hermé par d’autres bloggeurs.

 

Je vais aller manger une crème brûlée à la pistache pour le dessert, tiens…

 


 

 

Quoi, elles sont moches ? Oui, mais c’est ma photo.

 

Recette de crème brûlée de Chef Simon:http://chefsimon.lemonde.fr/creme-brulee.html

Recette de pâte à la pistache de Pierre Hermé,Plaisirs sucrés, éditions Hachette Pratique, page 181, adaptée et expliquée par Valérie,http://www.cestmafournee.com/2012/10/ma-100eme-recette-la-pate-de-pistache.html

Chekhchoukha bsakra - Crêpes de semoule en sauce rouge



La première fois que j'ai mangé de la chekhchoukha bsakra, je me suis dit "encore un truc que je n'aurai l'occase de manger que lorsque quelqu'un voudra bien m'en faire, genre quand je suis à Alger".

Et ben non: c'est comme la rechta, quand on n'en trouve pas et qu’on en veut, on en fait!

En gros, la chekhchoukha bsakra c'est des crêpes (feuilles de rougag) réalisées avec la même pâte à base de semoule que celle des mhadjebs, déchirées en morceaux et arrosées de sauce rouge avec viande et navets (ou des courgettes).

La viande en sauce rouge, c'est un peu comme le chtitha djedj mais avec des légumes.

La préparation de la pâte est un peu longue mais ça vaut franchement le coup. J'avoue, j'ai triché: les feuilles de rougag que j'ai utilisées ont été achetées lors de mon dernier voyage à Alger et congelées. Mais pas de panique, c'est pas difficile, suivez bien la recette de la pâte à mhadjeb et cuisez-les comme des crêpes, sans insister pour que les feuilles ne soient pas trop sèches.

10 feuilles suffiront pour 5 ou 6 personnes.

 

On peut passer à la préparation de la sauce (cette recette est un mélange de celle de ma tante Nicole et de celle Zohra Bouayed).

Dans une marmite, un tadjine etc., mettre:

4 cuisses de poulet (hauts et pilons séparés) ou de l’agneau ou du bœuf…

2 oignons émincés

2 doses de purée de poivrons (lien)

1 dose d'huile

1 bâtonnet de cannelle

1 cuil. à café de sel

1/2 cuil. à café de poivre noir moulu

1 pincée de 4 épices

fac: 1 cuil. à café de paprika pour rendre la sauce un peu plus rouge

1 dose d'eau

 

On peut aussi rajouter 1 ou 2 tomates concassées.

 

Je sais, on dirait des fez, mais c'est de la purée de poivrons congelée :-)

Faire revenir en remuant la casserole, la marmite, le tadjine.

Ajouter 1 litre d'eau.

Laisser cuire à petit feu.

2 solutions pour cuire les navets:

- soit vous attendez que le poulet soit cuit (45 minutes), vous le sortez et le réservez avec du jus pour qu'il ne se dessèche pas et vous ajoutez 4 navets longs en morceaux pendant environ 20 minutes etun bol de pois chiches

- soit vous ajoutez les navets et les pois chiches 20 minutes avant la fin de la cuisson du poulet. Il faudra peut-être rajouter un peu d'eau. Je préfère cette solution parce que je suis fainéante.

Pendant ce temps, déchirer les feuilles en morceaux et les déposer dans le haut du couscoussier. Il suffira de les passer à la vapeur pour les ramollir et les réchauffer.


Disposer la viande et les navets dans un plat, éparpiller les morceaux de crêpe autour et arroser de jus.

Ou dresser directement les assiettes avec une couche de morceaux de feuilles, arroser de jus pour les mouiller et garnir avec de la viande et des navets.

C'est super bon, ça change des pâtes et ça fait parler les collègues quand on sort son tupper à la cafèt.